Une évaluation des problèmes de santé mentale et des facteurs de stress professionnel parmi les hauts dirigeants du personnel de la sécurité publique
Le personnel de sécurité publique (PSP ; par exemple, le personnel pénitentiaire, les pompiers, le personnel paramédical, la police, les communicateurs de la sécurité publique) est inévitablement exposé à des événements potentiellement traumatisants sur le plan psychologique (EVPT ; par exemple, la mort, les blessures graves ou les violences sexuelles, réelles ou menacées). Les expositions fréquentes à l’ETFP et d’autres facteurs de stress professionnel sont associés à des lésions de stress post-traumatique (SSPT), y compris le syndrome de stress post-traumatique (SSPT), le trouble dépressif majeur (TDM), le trouble anxieux généralisé (TAG) et d’autres comorbidités physiques et psychologiques. Les cadres supérieurs des PSP (chefs, directeurs, chefs adjoints) sont censés apporter des solutions efficaces en matière de santé mentale du personnel de première ligne. La plupart des efforts se sont concentrés sur les PSP de première ligne, avec peu d’efforts de soutien à la santé mentale destinés aux cadres supérieurs des PSP, bien que ces derniers soient généralement supposés avoir subi des EPPT et d’autres facteurs de stress professionnel dans leurs rôles antérieurs de PSP de première ligne, ce qui peut avoir eu un impact similaire sur leur santé mentale. À ce jour, aucune étude n’a évalué les différences entre les facteurs de stress professionnel, les symptômes de troubles mentaux et les comportements suicidaires (c.-à-d. idées, planification, tentatives) au sein d’un échantillon diversifié de dirigeants des PSP canadiens par rapport aux PSP de première ligne. La présente étude a été conçue pour évaluer les différences dans les proportions de prévalence du dépistage des facteurs de stress professionnel, des troubles de santé mentale et des comportements suicidaires entre les différents rôles organisationnels (c.-à-d. les cadres supérieurs des PSP [chefs, directeurs, chefs adjoints] et les PSP exerçant d’autres fonctions) dans les secteurs des services paramédicaux et des services de police, dans le but de soutenir largement le Plan d’action national canadien sur les traumatismes liés au stress post-traumatique. Les résultats indiquent que les cadres supérieurs des PSP ne sont pas moins susceptibles d’être dépistés positifs pour tout trouble de santé mentale, un ou plusieurs troubles de santé mentale ou des comportements suicidaires que les PSP de première ligne dans le même secteur des PSP, ce qui souligne que les cadres supérieurs des PSP ont également besoin d’un soutien adapté en matière de santé mentale, en particulier compte tenu des facteurs de stress administratifs qui aggraveront nécessairement l’impact de leur service de première ligne.