Publications

  • 2025
  • |
  • AX1

Une évaluation des problèmes de santé mentale et des facteurs de stress professionnel parmi les hauts dirigeants du personnel de la sécurité publique

Le personnel de sécurité publique (PSP ; par exemple, le personnel pénitentiaire, les pompiers, le personnel paramédical, la police, les communicateurs de la sécurité publique) est inévitablement exposé à des événements potentiellement traumatisants sur le plan psychologique (EVPT ; par exemple, la mort, les blessures graves ou les violences sexuelles, réelles ou menacées). Les expositions fréquentes à l’ETFP et d’autres facteurs de stress professionnel sont associés à des lésions de stress post-traumatique (SSPT), y compris le syndrome de stress post-traumatique (SSPT), le trouble dépressif majeur (TDM), le trouble anxieux généralisé (TAG) et d’autres comorbidités physiques et psychologiques. Les cadres supérieurs des PSP (chefs, directeurs, chefs adjoints) sont censés apporter des solutions efficaces en matière de santé mentale du personnel de première ligne. La plupart des efforts se sont concentrés sur les PSP de première ligne, avec peu d’efforts de soutien à la santé mentale destinés aux cadres supérieurs des PSP, bien que ces derniers soient généralement supposés avoir subi des EPPT et d’autres facteurs de stress professionnel dans leurs rôles antérieurs de PSP de première ligne, ce qui peut avoir eu un impact similaire sur leur santé mentale. À ce jour, aucune étude n’a évalué les différences entre les facteurs de stress professionnel, les symptômes de troubles mentaux et les comportements suicidaires (c.-à-d. idées, planification, tentatives) au sein d’un échantillon diversifié de dirigeants des PSP canadiens par rapport aux PSP de première ligne. La présente étude a été conçue pour évaluer les différences dans les proportions de prévalence du dépistage des facteurs de stress professionnel, des troubles de santé mentale et des comportements suicidaires entre les différents rôles organisationnels (c.-à-d. les cadres supérieurs des PSP [chefs, directeurs, chefs adjoints] et les PSP exerçant d’autres fonctions) dans les secteurs des services paramédicaux et des services de police, dans le but de soutenir largement le Plan d’action national canadien sur les traumatismes liés au stress post-traumatique. Les résultats indiquent que les cadres supérieurs des PSP ne sont pas moins susceptibles d’être dépistés positifs pour tout trouble de santé mentale, un ou plusieurs troubles de santé mentale ou des comportements suicidaires que les PSP de première ligne dans le même secteur des PSP, ce qui souligne que les cadres supérieurs des PSP ont également besoin d’un soutien adapté en matière de santé mentale, en particulier compte tenu des facteurs de stress administratifs qui aggraveront nécessairement l’impact de leur service de première ligne.

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  • 2025
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  • Lab SSTP

Une évaluation contextualisée des lésions corporelles liées à l’exercice de leurs fonctions au sein des Services de police du Canada

Avec l’attention négative accrue des médias, les critiques des interactions entre la police et le public au Canada ont beaucoup augmenté depuis le début de 2010. Le recours à la force par les membres des corps policiers n’est pas fondamentalement inapproprié, il est souvent nécessaire pour protéger les citoyens, et il est même prescrit par les lois provinciales afin d’éviter un risque plus élevé de tort au public. La couverture négative des médias vise souvent à critiquer la police d’avoir causé des lésions corporelles dans l’exercice de ses fonctions, sans toutefois avoir suffisamment de contexte. L’étude en cours analyse quantitativement les données accessibles au public sur les lésions corporelles liées au travail impliquant le recours à la force impliquant d’avoir dépassé les normes de procédure opérationnelle approuvées par la loi, ou d’avoir violé le code de conduite, par rapport au nombre total d’incidents avec la police. Depuis 2012, le taux de comparutions pour manquement de la surveillance civile du maintien de l’ordre est stable à moins de 0,08 % (soit <1/10 de 1 %) de tous les incidents avec la police. Les taux de décès de membres du public par intervention policière sont restés inférieurs à moins de 0,001 % (soit, moins de 1/1000 de 1 %) depuis 2000. De plus, et seuls trois policiers ont été reconnus coupables d’avoir causé des lésions corporelles ayant entraîné la mort d’un membre du public en dépassant les normes établies ou d’avoir violé le code de conduite, causant la mort d’un membre du public dans l’exercice de leurs fonctions. En comparaison, on a enregistré un total, 104 décès de policiers survenus dans l’exercice de leurs fonctions entre 2000 et 2023, dont 47 causés intentionnellement par des membres du public. Par conséquent, les policiers semblent ~23,5 fois plus susceptibles de mourir à la suite d’actes posés avec l’intention de causer des dommages par des membres du public, que d’être reconnus coupables de lésions corporelles causées dans l’exercice de leurs fonctions impliquant d’avoir dépassé les normes établies ou d’avoir violé le code de conduite. Les proportions actuelles de moins de 1/10 de 1 % soulèvent des questions sur les critiques considérables et les appels pour des réformes généralisées, et suggèrent qu’il faut examiner attentivement la situation en ce qui concerne des attentes raisonnables.

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